samedi 6 septembre 2008

Boulé: une reconnaissance à Mgr Auguste Boulet


Recherches et textes de Richard Bégin

Photo: http://www.shcds.org/photos%203701-3800/03791.htm
Mgr Auguste Boulet, Société historique de la Côte-du-Sud


C’est en septembre 1936 qu'apparaît la première fois et que fut donné le nom « Boulé » à notre bureau de poste. En analysant les divers noms donnés aux bureaux de poste de cette période, on constate que le nom attribué était la plupart du temps celui du canton ou encore celui d’un personnage politique ou important de la période. Selon quelques versions obtenues et entendues, et qui nous semble des plus plausibles, notre bureau de poste aurait été nommé en honneur de Mgr Auguste Boulet, président de la Société diocésaine de colonisation, qui s’occupait justement de l’organisation des nouvelles paroisses de l’Abitibi. Par son orthographe fautive, la version véhiculée sera dite attribuée à Hélène Boullé, épouse de Champlain, dont le nom se rapprochait de l’orthographe donné. Cette dernière est venue au Canada en 1620 et est repartie en 1624 sans avoir marqué vraiment l’histoire du Canada. Il est très improbable qu’on ait eu vraiment l’intention d’honorer sa mémoire et tout indique que l’intention réelle était d’honorer Mgr Auguste Boulet.

Ouï-dire et rumeurs mille fois répétées ne devient pas vérité.

1. L'épouse de Samuel de Champlain s'appelait Hélène Boullé (avec 2 L ), fille de Nicolas Boullé. Si cela a été fait en son honneur, la municipalité aurait dû s'appeler Sainte-Germaine-Boullé.

2. Dans la logique d'attribution des noms de la période, Hélène Boullé est hors contexte. Par exemple, on a donné le nom de Bélec au bureau de poste de Roquemaure en l'honneur du député Charles Bélec, on a donné le nom de Blais au bureau de poste de St-Vital de Clermont en l'honneur du député Frank Blais et Laferté a été ainsi nommé en l'honneur d'Hector Laferté, ministre de la colonisation. Mgr Boulet était président de la Société diocésaine de la Colonisation, suivant cette logique de l'époque, une désignation en son honneur lui était sans doute attribuée.


3. Mgr Auguste Boulet a été baptisé le 19 juin 1868 à St-François-de-la-Rivière-du-Sud, comté de Montmagny du nom de Joseph Auguste Onésiphore BOULÉ, fils de Vilmer Boulé et Delvina Blais. Il s'agissait aussi ici d'une erreur du prêtre car ailleurs, on le retrouve sous le patronyme BOULET.

4. Dans le livre "Bâtisseurs de Pays" d'Ernest Laforce, on attribue à Mgr Boulet l'organisation des nouvelles paroisses en Abitibi dont Roquemaure, St-Laurent, Ste-Germaine, Destor, Mont-Brun, Cléricy et d'autres. C'est par l'entremise de la Société de colonisation, qu'il a fondée, que ces nouvelles paroisses se sont organisées.

5. Des travaux d'étudiants basés sur des entrevues avec des pionniers, dont le curé Joseph-Alfred Roy, rapportaient également que Mgr Auguste Boulet serait à l'origine du toponyme BOULÉ.

6. Mgr Auguste Boulet aurait été l'instigateur du voyage du Cardinal Villeneuve en Abitibi en août 1940 pour visiter les (ses) différentes paroisses. Le 16 août 1940, sans doute sa dernière visite, Mgr Boulet était présent à Ste-Germaine lors de la visite du Cardinal Villeneuve.

7. Mgr Auguste Boulet, qui fut procureur du Collège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, s'était vu accorder en 1929, le titre de Commandeur de l'Ordre national du mérite agricole avec la mention ("très Grand Mérite Spécial) en raison de sa contribution exceptionnelle au développement de l'agriculture québécoise. En 1932, à titre de Président de la société diocésaine de colonisation, il était du grand congrès de colonisation tenu à Amos. Assistait également à ce congrès, le ministre de la Colonisation de l'époque, Hector Laferté.

Une autre version rapportée, le curé Joseph-Alfred Roy, lors d'un repas chez son cousin Edmond Côté, quelque part en 1939 ou 1940, aurait mentionné que le curé Émile Couture, qui était allé le recruter à St-Évariste de Beauce en 1938 pour qu'il devienne le curé de Sainte-Germaine, lui avait fait une description de la nouvelle paroisse tout en lui expliquant l'origine du (des) nom (s). Il aurait mentionné que c'était en voulant rendre hommage à Mgr Boulet que le responsable de la société diocésaine en Abitibi d'alors, en 1936, (peut-être le curé Halde de Palmarolle) avait choisi l'appellation "Boulé" pour le nouveau bureau de poste de Sainte-Germaine de Palmarolle. Ce dernier aurait mal inscrit le nom (Boulé au lieu de Boulet) dans ses correspondances avec les ministères concernés et il en découla une adaptation de l'origine du nom aux fins de la toponymie. Ce qui s'y approchait le plus était le nom de l'épouse de Champlain, Hélène Boullé, qui avait cependant deux "l".

En raison de tout ce qui précède, et malgré la version véhiculée, je voulais dans les textes qui précèdent, ramener à la mémoire des nôtres que la vraie origine de l'appellation de notre bureau de poste et de notre municipalité, est sans doute autre que celle que nous connaissons.

Un grand salut à la mémoire d'un grand bâtisseur de l'Abitibi, Mgr Auguste Boulet.

Richard Bégin

vendredi 29 août 2008

Bienvenue

J'initie aujourd'hui ce petit blogue sur l'histoire et la généalogie des nôtres. Il permettra d'apporter de nouveaux éléments, des précisions ou des corrections à ce qui a été publié dans le livre du 75è.

Ce blogue constituera un excellent outil pour rapporter les erreurs ou omissions qui nous seront signalisées.

À ce jour, les commentaires reçus pour la publication de notre livre sont quasi-unanimes, il s'agit d'un livre de grand intérêt et de grande qualité.

Nous regrettons toutefois, et ce ne fut pas volontaire, que certaines données ou photographies ne répondaient pas au choix des familles. Nous croyons avoir fait l'impossible pour satisfaire l'ensemble des familles avec les ressources et les délais à respecter.

Richard